9 choses à savoir avant de devenir Digital Nomad

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9 choses à savoir avant de devenir Digital Nomad

À l’heure où j’écris cet article, le 15 Novembre 2021, je rentre en France dans deux semaines, pour une assez longue période. Je vous expliquerai pourquoi dans le prochain article ;).

Mais d’abord, je voudrais vous partager mon expérience en tant que Digital Nomad.
Cet article est rédigé pour tous ceux qui rêvent de devenir un jour Digital Nomad mais qui hésitent encore !
C’était mon rêve aussi.

J’ai toujours eu en tête le rêve de vivre des aventures comme Nicolas Hulot ou Antoine de Maximy.

Mais à l’heure d’aujourd’hui, pour moi, c’est la fin d’un cycle ; je suis parti il y a six ans.

Allez, c’est parti les freelances, je vous partage neuf choses que j’ai apprises en étant Digital Nomad. Il s’agit de choses que vous avez envie de lire ou d’entendre avant de vous lancer.
J’espère que ça va vous donner envie de sauter le pas, de partir voyager à votre tour ;).

Où j’ai commencé ?

J’ai commencé en Australie. Du jour au lendemain, j’ai tout lâché d’un coup, pour partir voyager en Australie. C’est là qu’a commencé ma vie de Digital Nomad.

Je suis aussi parti en Asie et en Indonésie.
Puis j’ai atterri au Brésil où je suis resté quatre ans parce que j’ai rencontré ma femme (qui est brésilienne) en Asie.

Allez, je ne traîne pas plus, notez bien ce que j’ai appris en six ans, chers freelances.

N’attendez pas pour voyager

Je suis parti quand j’avais 29 ans mais ça faisait déjà quelques années que je me disais qu’il fallait que je parte voyager.

J’avais souvent cette petite voix dans la tête qui me disait “Johann, il faut que tu partes, vas-y, fonce” mais j’ai toujours attendu.
Ce n’est qu’à la suite d’un évènement qu’avec mon ex-copine, on a décidé de partir. Ça a été le jour le plus fou de ma vie parce que je savais que j’allais tout lâcher :

  • Mon CDI,
  • Mon logement,
  • Mes amis,
  • Etc…

En fait, quand vous avez peur, il faut faire une première petite action vers votre rêve.
Par exemple dans mon cas, la première chose que j’ai faite, c’est de prendre un billet d’avion. Faire juste une petite chose comme celle-là, ça change tout.

Vous n’avez pas forcément besoin de lancer votre activité avant, vous pouvez juste travailler assez pour mettre un peu d’argent de côté, puis vous lancer, tout simplement.

Le confort est une prison

J’exagère volontairement dans mes propos pour que vous compreniez bien.

En France, on a une vie bien confortable :

  • Un logement,
  • Une voiture,
  • Netflix,
  • Des abonnements divers et variés,
  • Etc…

Vous ne vous en rendez pas compte, mais tout ça, c’est une prison. Chaque mois, vous savez que vous devez travailler pour vous offrir les choses qui vous font plaisir.

Cette tendance à la consommation est très répandue en Europe, surtout en France selon moi.
On a tendance à travailler pendant la semaine pour pouvoir s’acheter pendant le week-end les choses qui vont nous faire plaisir.

Ce que j’ai appris en voyageant, c’est qu’on peut être plus heureux sans confort.
Par exemple, quand je suis parti en Australie, j’ai décidé de vivre dans ma voiture. Un jour, je regardais un documentaire sur la France, à propos de la pauvreté. Les gens qui étaient interviewés disaient globalement qu’il ne pouvait pas se payer un loyer et, donc, qu’ils étaient obligés de vivre dans leur voiture…

À ce moment-là, j’ai compris quelque chose de fondamental ; on a tous nos propres points de vue sur les choses dont on a besoin.
Certains S’IMPOSENT de vivre dans leur voiture parce qu’ils n’ont pas les moyens de vivre ailleurs, d’autres DÉCIDENT de vivre dans leur voiture. Vous voyez ce que je veux dire ? C’est totalement différent !

Si vous arrivez à arrêter de vous imposer des choses par confort, il vous sera plus facile de les quitter lorsque vous ferez votre grand saut vers le Digital Nomadisme !

Visez un pays moins cher pour démarrer votre activité

À titre comparatif, pour vivre à peu près bien en France, il faut gagner entre 1 500€ et 2 000€ par mois.

Au Brésil, vous pouvez bien vivre pour 500€ par mois. En Asie aussi.
Utilisez ça comme un effet de levier pour votre activité. Vous aurez moins de stress. Vos premiers revenus, qui seront faibles au début, vous permettront tout de même de vivre décemment à l’étranger.
Vous pouvez garder à peu près le même train de vie que vous aviez en France parce que vous allez dépenser moins. Votre budget va naturellement s’équilibrer !

D’ailleurs, si vous continuez à réaliser des prestations en France alors que vous êtes à l’étranger, vous pouvez facturer ces prestations au tarif normal en France et votre revenu perçu sera ainsi beaucoup plus élevé !

Vous aurez un meilleur entourage

Je suis resté 29 ans au même endroit, près de Lyon.
Mon entourage n’avait pas forcément les mêmes envies que moi ; c’est normal, tout le monde est différent !
Mais le fait de vivre dans un entourage où vous ne pouvez pas forcément partager vos envies, vos objectifs peut beaucoup vous ralentir.

Vous vous mettez à vous poser des questions :

  • Est-ce que je suis normal ?
  • Est-ce que j’ai raison ?
  • Pourquoi personne ne pense comme moi ?
  • Je le fais ou pas ?

À l’inverse, quand vous partez en tant que Digital Nomad, vous rencontrez d’autres Digital Nomads, qui pensent comme vous, et vous pouvez échanger beaucoup plus facilement. Votre niveau d’énergie, votre enthousiasme vont naturellement remonter.

Il y a plein d’avantages :

  • Vous pouvez vous faire un réseau,
  • Vous pouvez profiter de l’expérience d’autres Digital Nomads qui gagnent très bien leur vie en voyageant tout le temps,
  • Vous ne vous sentez plus tout seul,
  • Etc…

Si vous voyagez tout seul, n’ayez pas peur d’être seul justement ; vous n’allez jamais l’être. Aussi surprenant que cela puisse paraître ;).
Voyager seul va vous ouvrir au monde, et vous faire comprendre qu’il existe d’autres choses que ce que vous connaissez déjà.

La barrière de la langue

Vous vous inquiétez peut-être beaucoup du fait que vous ne connaissez pas d’autres langues que le Français. Beaucoup de Français de ma génération ont d’ailleurs ce problème 😉 !

Moi-même, en partant, j’avais un niveau moyen en anglais. Quand je suis arrivé en Australie, je ne comprenais RIEN !
Pareil quand je suis arrivé au Brésil, je ne parlais pas un mot de portugais…je ne savais même pas dire merci !
Pour me forcer à apprendre la langue, j’ai écouté des podcasts en portugais, j’ai regardé des séries en portugais, etc…et, petit à petit, j’ai appris.
Aujourd’hui, je ne suis pas le meilleur du monde en portugais, mais je suis autonome ; je peux amener ma voiture tout seul chez le garagiste par exemple ;).

Si vous ne parlez pas la langue, ce n’est pas grave ; vous allez l’apprendre sur place ;).

Quelques astuces pour vous aider / vous motiver :

  • Je vous recommande l’application Mosalingua pour apprendre les langues, c’est très pratique.
  • Regardez des films et des séries dont vous connaissez les dialogues dans la langue du pays dans lequel vous vivez.
  • Quand vous commencez à vous exprimer dans la langue, que les locaux vous comprennent, ça crée une espèce d’énergie positive, de symbiose avec eux, et c’est vraiment magique… Avec le temps, ces gens vont devenir des amis.

N’oubliez pas ça : quand on est dans la merde, on trouve toujours une solution. Ne doutez pas des capacités enfouies en vous pour vous débrouiller. Vous allez vous impressionner vous-mêmes !

Les gens veulent-ils travailler avec quelqu’un à l’étranger ?

On craint souvent que la réponse à cette question soit non. Cette crainte est une idée fausse.
Surtout maintenant, avec la période Covid-19 qu’on est en train de vivre, les gens s’habituent aux contacts à distance.
De notre côté, dans le chalet du kite, on rencontre notamment beaucoup de salariés et de freelances qui travaillent à distance.

Imaginez la situation suivante pendant quelques secondes. Vous êtes entrepreneur, vous avez besoin de travailler avec quelqu’un ; préféreriez-vous travailler :

  • avec le freelance qui voyage partout, qui poste toujours des photos enthousiasmantes, qui est heureux de sa vie ?
  • ou avec un freelance coincé sur Paris, qui ne s’épanouit pas parce qu’il n’aime pas Paris, justement ?

Vous n’êtes pas obligés de travailler avec des gens en costumes, qui travaillent dans des grosses boîtes, etc…
Au contraire, en étant vous-mêmes, vous allez attirer des gens comme vous, qui pensent comme vous. Vous allez donc plus facilement pouvoir vous construire votre réseau.

C’est la loi de l’attraction je crois, non ^^ ?

L’herbe est-elle plus verte ailleurs ?

Ça, c’est une question qu’on rencontre souvent, chers freelances !
La réponse est la suivante selon moi : l’herbe est verte là où vous voulez qu’elle le soit.

Il n’y a pas de secret, pas de solution miracle ; si vous pensez que l’herbe est plus verte ailleurs, allez vérifier par vous-même.
À force d’aller voir ailleurs, à force de voyager, vous allez finir par trouver l’endroit où la couleur de l’herbe est la plus verte POUR VOUS.

Dans mon cas, l’herbe du Brésil me plaît bien (même si elle n’est pas très verte parce qu’il fait sec). J’ai trouvé mon petit Paradis.
Et c’est justement maintenant que je suis sur le point de le quitter que je me rends compte à quel point j’aime cet endroit.

Chacun a son endroit préféré. Mais cet endroit, il vous faut le chercher. Lorsque vous trouverez votre endroit à vous, peut-être que vous allez tellement vous y plaire que vous changerez de statut, et que vous passerez expatrié par exemple (c’est ce que j’ai fait).

Garder une certaine routine

Lorsque vous partez à l’étranger, en mode Digital Nomad, au début vous aurez tendance à vouloir casser toutes vos routines.

En réalité, pour rester libre, il vous faut un cadre. La liberté, ça s’organise, chers freelances.
Le meilleur moyen pour vous organiser, c’est de garder des routines.
Trouvez votre équilibre, celui qui va vous permettre de garder votre énergie :

  • Gardez une activité physique,
  • Travaillez le matin, faites ce que vous voulez l’après-midi,
  • Etc…

Partir à la recherche de soi-même

Voyager, surtout en solo, permet de se découvrir, de mieux se connaître.
Vous allez faire plein de découvertes sur vous-mêmes. Découvrir par exemple quelles sont vos limites, les extrêmes de votre personnalité. C’est extrêmement enrichissant.

Choisir de partir voyager, c’est le meilleur cadeau que vous pouvez vous faire à vous-même (si bien sûr vous avez déjà une âme de voyageur). Les souvenirs que vous allez vous construire resteront à vie.
Et quand vous allez rentrer là où vous habitiez avant, vous allez vous rendre compte à quel point vous aurez changé.

Si vous hésitez encore, n’hésitez plus ;).

Conclusion

Voilà, on est à la fin de cet article, chers freelances, j’espère sincèrement que ça vous aura plu, et aidé à voir plus clair dans tout ça pour prendre votre décision en connaissance de cause.

J’espère vous avoir définitivement convaincu de devenir Digital Nomad !

Si vous avez cette petite voix qui vous dit de partir, alors mettez un peu d’argent de côté (pendant environ 6 mois) et PARTEZ.

Qu’est-ce qu’il peut vous arriver de grave ?
Au pire, vous aurez une histoire à raconter à la machine à café en revenant ;).
Au mieux, votre vie va changer comme jamais vous ne l’auriez pensé.

C’est aussi grâce à cette expérience que j’ai appelé l’école des Webmasters que j’ai fondée Web and Free :

  • on retrouve le côté Web de Webmasters, on crée des sites, on travaille dans le digital,
  • on retrouve aussi le côté Free, le côté Freelance, le côté liberté…

Alors, chers freelances, quelle histoire vous voulez pour votre vie ? Répondez à cette question en commentaires, je suis vraiment intéressé par vos réponses ;).

Et partagez cet article s’il vous a plu !
À très vite pour savoir pourquoi je rentre en France !

Johann
Johann
Freelance Webmaster, et Web Entrepreneur je partage mes conseils sur la création de site Internet, le Freelancing et le Digital Nomadime.

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2 réponses

  1. Merci pour ces conseils et cette belle philosophie de vie! Digne effectivement d’Antoine, des facétieux Nans&Mounts ou des tout mignon Illiès et Camille (Les Artisans de Demain)
    Pour ma part, je voudrais une histoire moins remplie de contraintes de plus en plus absurdes. (Ce qui est plutôt mal parti, quelque soit l’endroit du monde on dirait bien…. ^^;)

    L’envie de voyager pour moi a toujours manqué d’une véritable passion. Je me disais « tiens j’irais bien là bas ou là bas », mais faire quoi? Je me disais que j’y ferais la même chose qu’en France. Et personnellement, si le côté administratif y est bien lourdingue, je trouve la France somptueuse et surprenante à découvrir.(ceci dit, de ce que je peux entendre par ailleurs, ça semble la même chose pour tous les pays. Comme tu le dis, il s’agit simplement de vouloir l’aventure là où l’on est plutôt que de forcément la chercher tout le temps ailleurs. Ca simplifie beaucoup de chose et demande continuellement d’être actif, pour s’émerveiller à chaque instant. D’autant que « là où l’on est » peut être synonyme de « n’importe où »! 😀 )

    J’ai manqué de chance aussi en commençant à avoir une envie de bougeotte au mauvais moment : comme tu le dis également, acheter juste le billet d’avion peut changer pas mal de chose! Pour ma part, je n’avais pas encore de passeport, ni d’idées précises de ce que j’allais faire que j’avais déjà le billet XD!
    Malheureusement, les fermetures de frontières et les confinements ont fait tout capoter et personnellement, les nouvelles contraintes liées aux voyages ne m’emballent pas beaucoup…

    Et c’est amusant car c’est finalement comme ça que j’en arrive à suivre ta formation! Pas forcément dans l’idée de pouvoir voyager (en tout cas hors de France) mais surtout d’essayer de me délivrer de contraintes limitantes, voire même débilitantes.
    Evidemment, quoiqu’il arrive, des contraintes de ce style il y en aura toujours mais si ça peut se faire en créant par ailleurs, en découvrant, en partageant, ça sera nettement moins nocif je pense!: p

    Bref, je te souhaite un bon retour!

    1. Hello Benoit et merci pour ton message et son contenu très riche.
      Je me reconnais beaucoup dans ce que tu écris.
      Concernant les nouvelles réglementations pour le voyage, je trouve qu’il y a beaucoup de communication pour dissuader mais finalement pas tant que ça en réalité (sauf vaccin bien entendu).
      Au plaisir 😉

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